L' EPURATION DES EAUX USEES...une problèmatique, et des solutions !
C'est un des grands sujets de préoccupation pour tous ceux qui ont un projet de construction.
Les contraintes réglemen¬taires et sanitaires actuelles ne laissent guère de choix aux nouveaux propriétaires de terrain à batir: le raccordement au tout-à-l'égout, lorsque le réseau passe à proximité, ou bien la fosse septique «toutes eaux» avec ses tranchées d'épandage ou son filtre à sable.
Les autres alternatives, leurs avantages et leurs inconvénients :
Le lagunage à chaîne alimentaire intégrée :
Dans les années 80-90, nous avons travaillé avec succés sur un procédé intéressant : le lagunage à chaîne alimentaire intégrée. Le principe en était simple : trois lagunes successives imperméabilisés par une géomembrane, puis les eaux usées étaiet déversées sur la premiere lagune (culture de phytoplancton), elle même transitant sur une deuxième lagune (élevage de daphines et copépodes) elle même terminant dans un élevage d'alevins de poissons. Nous pouvions ainsi recycler intégralement les déchets d'industries agroalimentaires ou des élevages. Mais pour une maison ou une collectivité, nous arrivions à des surfaces en eau trop importantes, des coûts élevés d'entretien (nécessité d'une surveillance par des biologistes et ingénieurs de l'eau.
Les lits plantés de roseaux :
Les pays occidentaux ne regorgent pas de plantes semi aquatiques qui résistent au climat européen et qui puissent toute l'année recycler des rejets par le bias de la photosynthèse des végétaux.
Le principe est pourtant bon sur le principe : on plante des roseaux ou phragmites sur un lit de gravillons. Les rejets traversent verticalement un premièr étage et la pollution organique est transformée par les effets oxygénants des racines qui "consomment" l'eau usée. L'eau ressort effectivement propre après avoir traversé plusieurs palliers. Le système est malheureusement tributaire d'un taux d'ensoleillement et d'une température qui ne sont pas constantes; on ne peut donc garantir toute l'année le fonctionnement d'une telle station, et ces procédés ne sont utilisés que comme station d'affinage en sortie de station d'épuration.
Shéma de principe des lits plantés de roseaux
Réalisation d'épuration sur ce principe

Les ilôts de bambou : les industriels ne reculent devant rien, et des brevets ont été déposés pour la capacité auto-épuratrice du bambou ! Le bambou n'est pourtant qu'une herbe de plus, un peu plus grosse. Le principe consiste à ammener des eaux usées sur un plan incliné de bambous. L'eau usée s'infiltrera dans le réseau de racines (les rhysomes) et la pollution organique servira d'engrais aux bambous. Il suffit alors de couper les chaumes des bambous.

S'il est vrai que le bambou pousse rapidement et donc est un grand consommateur de matière organique (engrais); on ne peut pas non plus creuser un lac, planter des bambous, et remplir le tout d'eaux usées. Certains l'ont fait ! évidemment les bambous sont morts et se sont décomposer.
Les bambous ne poussent pas naturellement dans l'eau. Ils aiment l'eau mais on les voit toujours surplombant l'eau, sur des talus avoisinnants.
Solutions et conclusions :
Chacune de ces principes fonctionne, et ce n'est pas un coup du génie humain, mais la nature même de la croissance des végétaux qui, par la photosynthèse, cherche les ingrédients nécessaires à sa croissance. De nombreuses erreurs sont commises par des chercheurs qui veulent transformer une espèce végétale en station d'épuration autonome. Malheureusement, chaque plante vit dans un écosystème, dans une écosphère qui luit est propre : un certain type de sol, un certain type d'ombrage, un certain taux d'humidité, une résistance limite en quantité ou en qualité à certaines matières polluantes. Mais surtout, ces plantes ne doivent pas être isolées, on doit tâcher d'étudier dans quelles environnement ces plantes se développent le mieux, et reproduire cet environnement à partir d'un terrain donné avoisinnant les constructions productrices de rejets.
Madagascar regorge d'espèces aquatiques et semi-aquatiques qui toutes ont leur fonction et peuvent s'intégrer harmonieusement à un "parcours filtrant". L'élément déterminant est de connaître chacune de ces plantes, savoir d'abord les cultiver, les cultiver au stade de la graine dans l'environnement aquatique de destination. Seulement alors, on peut dessinner ce parcours, planter et faire circuler l'eau à épurer.
L'avantage est une épuration des plus complètes, produisant une eau propre vivante, biologique, qui peut et doit être mis en recirculation afin de préserver cette présieuse ressource. Le résultat visuel est un jardin botanique où nul n'imaginerait que se cache au fil de l'eau la plus puissante des "stations d'épuration.
Galerie photos de nos Pompes photosynthétiques à haut rendement épuratoire :




